From the magazine forumpoenale 1/2019 | S. 58-64 The following page is 58

Correspondances partielles d’ADN et identifications erronées

I. Introduction

Au mois de décembre 2017, le Kreisgericht de St-Gall a acquitté une résidente de Genève poursuivie pour plusieurs cambriolages et condamnée par ordonnance pénale quelques mois auparavant à une peine de 180 jours-amendes et à une amende. Le ministère public s’était basé sur une correspondance partielle entre son profil d’ADN et celui d’une trace trouvée sur les lieux de l’un des cambriolages. La femme avait fait opposition contre l’ordonnance pénale, et avait produit une quittance de pharmacie suggérant qu’elle se trouvait à Genève le jour où le délit avait été commis, ainsi que le témoignage de deux amies qu’elle avait accompagnées à la gare ce jour-là car l’une d’elles partait en voyage2. Si cette affaire a causé la surprise dans les milieux concernés et auprès du grand public, elle n’a pas étonné certains experts en ADN. Dans cette contribution, nous discuterons de la valeur probante des correspondances partielles d’ADN et…

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