From the magazine forumpoenale 5/2013 | S. 265-265 The following page is 265

Abgekürztes Verfahren – quo vadis?

Lieber Leserinnen, liebe Leser,

«Keine abgekürzten Verfahren mehr bei Steuer-CD-Fällen». Unter dieser Schlagzeile wird in der NZZ vom 23.8.2013 darüber berichtet, dass das Bundesstrafgericht die Aburteilung eines Bankdatendiebs im abgekürzten Verfahren genehmigt hat. Gleichzeitig hat das Gericht aber auch bekanntgegeben, dass es die Aburteilung von Bankdatendiebstählen im abgekürzten Verfahren in Zukunft nicht mehr tolerieren und entsprechende Urteilsvorschläge zurückweisen werde. Es gehe nicht an, dass in einem derart heiklen Fall nicht die Strafgerichte, sondern die Bundesanwaltschaft als Anklagebehörde die Rechtsprechung etabliere. Das Bundesstrafgericht wolle in Zukunft nicht bloss Zaungast sein, sondern die Rechtspraxis aktiv mitgestalten. Wer dem abgekürzten Verfahren skeptisch gegenüber steht, wird diese Ankündigung zunächst einmal mit Wohlwollen zur Kenntnis nehmen. Bei näherem Hinsehen wird aber deutlich, dass das Gericht keine Skepsis gegenüber dem Institut des abgekürzten Verfahrens als solchem bekundet hat, sondern dass es letztlich allein um den Gedanken geht, der auch hinter dem Grundsatz «in dubio pro duriore» steht: Die Gerichte wollen die Definitionsmacht darüber, welches Verhalten unter welchen Voraussetzungen als strafbar einzustufen ist, nicht aus den Händen geben.

Diese Zielsetzung ist nachvollziehbar, sie wirft aber auch Fragen auf: Wird sich das Bundesstrafgericht, nachdem es die Rechtspraxis durch entsprechende (Leit-)Entscheide aktiv gestaltet hat, in die Rolle des Zaungastes zurückbegeben? Vor allem aber: Besteht die Aufgabe der Rechtsprechung tatsächlich nur darin, eine Rechtsprechungslinie zu etablieren? Muss sie nicht auch dafür Sorge tragen, dass im Einzelfall nach diesen Vorgaben gehandelt wird? Und können die Gerichte gewährleisten, dass sich Anklagebehörden im abgekürzten Verfahren an die von der Rechtsprechung entwickelten Kriterien halten? Ganz abgesehen davon, dass die Anklagebehörden darüber entscheiden, welche Fälle sie zum abgekürzten Verfahren zulassen und welche sie ausschliessen. Hier müssten die General- und Oberstaatsanwaltschaften dafür sorgen, dass dem Grundsatz der Gleichbehandlung möglichst weitgehend Rechnung getragen wird. Ob dies geschieht, lässt sich – wie nahezu alles am abgekürzten Verfahren – von aussen praktisch nicht beurteilen. Die Ankündigung des Bundesstrafgerichts betrifft nach alledem nur die Spitze des Eisbergs, nicht aber den ungleich grösseren Teil, der sich unter der Wasserlinie befindet.

Procédure simplifiée – quo vadis?

Chères lectrices, chers lecteurs,

«Plus de procédures simplifiées dans les affaires de CD fiscaux.» Sous ce titre, la NZZ du 23.8.2013 relatait que le Tribunal pénal fédéral avait approuvé la condamnation en procédure simplifiée d’un voleur de données bancaires. Parallèlement, le tribunal avait toutefois indiqué ne plus tolérer désormais que la soustraction de données bancaires soit jugée selon la procédure simplifiée et rejeter dorénavant les propositions de jugement correspondantes. Il n’était pas admissible que le Ministère public de la Confédération, en sa qualité d’autorité de poursuite pénale, se substitue aux tribunaux pénaux pour établir la jurisprudence dans des causes aussi sensibles. Le Tribunal pénal fédéral n’entendait pas être ravalé au rang de simple spectateur, mais contribuer activement à façonner la pratique juridique. Quiconque se montre sceptique envers la procédure simplifiée prendra connaissance de cette annonce avec bienveillance dans un premier temps. Un examen plus attentif révèle cependant que le tribunal n’a pas manifesté de réticences face à l’institution de la procédure simplifiée en tant que telle; en dernière analyse, il en va exclusivement de l’idée qui sous-tend également le principe «in dubio pro duriore»: les tribunaux ne veulent pas céder le pouvoir de déterminer quels comportements doivent tirer à conséquence pénale et à quelles conditions.

L’objectif est plausible, mais soulève également des questions. Après avoir activement façonné la pratique juridique par ses arrêts (de principe), le Tribunal pénal fédéral réintégrera-t-il la position du simple spectateur? Et surtout: la jurisprudence a-t-elle réellement pour seule mission d’établir une ligne jurisprudentielle? Ne doit-elle pas aussi veiller à ce que chaque cas particulier soit traité conformément à ces exigences? Les tribunaux sont-ils en mesure de garantir que les autorités de poursuite pénale s’en tiendront, dans la procédure simplifiée, aux critères développés par la jurisprudence? Abstraction faite que ce sont les autorités de poursuite pénale qui déterminent quelles affaires connaîtront une procédure simplifiée. Il incomberait ici aux ministères publics centraux et aux procureurs généraux de prendre soin au mieux du respect du principe d’égalité de traitement. Apprécier si tel est le cas – comme presque tout d’ailleurs en matière de procédure simplifiée – est pratiquement impossible de l’extérieur. L’annonce du Tribunal pénal fédéral ne concerne en définitive que la pointe de l’iceberg, et non sa partie immergée, autrement plus importante.

Wolfgang Wohlers